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Affaire Jonathann Daval : touche pas à mon féminicide !

    L'affaire Daval, ou affaire Alexia Daval, ou affaire Jonathann Daval : un meurtre conjugal à (très) haute teneur médiatique. Il étai...

Affaire Jonathann Daval : touche pas à mon féminicide !

 
 L'affaire Daval, ou affaire Alexia Daval, ou affaire Jonathann Daval : un meurtre conjugal à (très) haute teneur médiatique.
Il était acrobatique d'y échapper, sauf à habiter au fond d'une grotte, sans électricité ni moyen de communication, entre le 28 octobre 2017, date du crime et le 21 novembre 2020, jour du verdict (mari meurtrier condamné à 25 ans de réclusion criminelle).
Et ce n'est même pas fini. Des articles sur le prisonnier, sa vie, ses états d'âme, continuent de paraître, ou des livres consacrés à l'Affaire, ou une série documentaire.

Ce tapage serait logique, il correspondrait à un meurtre "emblématique" des "féminicides".
Une affaire médiatique, en effet. Emblématique, si vous le dites. Mais surtout, surtout, problématique.
 
A titre préalable, je précise : Alexia Daval ne méritait - absolument - pas de mourir, Jonathann Daval méritait - tout à fait - d'être enfermé en prison. 
 
Dans ces conditions, où est le problème ?
Dans ces conditions, l'Affaire pose PLUSIEURS problèmes.
 

"Mademoiselle", ou l'âge des femmes

 Longtemps, j'ai tourné autour du terme "mademoiselle". En parler dans le blog, ou pas ?

Jusqu'au jour où je suis tombée sur cet article. Inquiet de l'appauvrissement du langage, l'auteur y développe un vibrant plaidoyer sur la nécessité de conserver la complexité de notre langue.

Au passage, cette phrase : " Supprimer le mot "mademoiselle" est non seulement renoncer à l'esthétique d'un mot, mais également promouvoir l'idée qu'entre une petite fille et une femme il n'y a rien".

L'affirmation n'est sans doute pas fausse, mais néglige cet infime détail :  "mademoiselle" n'a pas d'équivalent masculin usuel. Entre un petit garçon et un homme, qui y a-t-il ? " Rien" ?
 
 
"Mademoiselle", mot gracieux, léger, virevoltant comme une jupe d'été.
Esthétique en effet.
Y renoncer est-il féministe ? Y tenir est-il réactionnaire ? Ou l'inverse ? Ou autre chose ? 
 

Viols de guerre et hommes victimes, secret bien gardé

 
 "Le silence est l'arme des bourreaux" (Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix)
 
 
 Viols comme arme de guerre, violences sexuelles durant les conflits armés : un fléau épouvantable, de grande ampleur, aux conséquences dévastatrices.
Qui frappe-t-il ?
Instantanément, la réponse fuse : les femmes, jeunes filles, fillettes. Violences genrées, violences faites aux femmes.
Je partageais cette certitude.
Jusqu'au jour où par hasard, des recherches documentaires sur un autre sujet m'ont dévoilé un secret, "the darkest secret of war".
Un silence de plomb sur une réalité occultée avec soin, persévérance et efficacité : les violences sexuelles en temps de conflits armés frappent aussi - en proportions non négligeables - hommes, jeunes hommes, garçons.
En toute discrétion, tranquillité, impunité.
Mais chut !
 
Qui entretient cette omerta ?  A peu près tout le monde, victimes incluses.
Qui en profite ? A peu près personne, bourreaux exceptés.

Mâle blanc, femelle noire

Le titre de cet article vous met mal à l'aise.
Quelque chose ne va pas.Vous avez raison.

Immédiatement, vous pointez  "femelle noire".  Sexiste, raciste. 

Et "mâle blanc" ? 
Tout va bien ? 
Il y a pourtant à redire, et pas qu'un peu.

Ce titre vous embarrasse ?
Vous avez raison, rien ne va.
 

Le saviez-vous ? Les femmes n'existent pas (les hommes non plus)

 
Au Commencement, était une humanité partagée entre hommes et femmes.
Ou, si vous préférez, entre femmes et hommes.
Bref, en deux sexes.
Bref, en duo bio à l'origine du monde.
Autour duquel se construisaient les genres, dans leurs infinies variations, leur grande diversité.
 
Et aux Temps Présents ? 
Toutes ces histoires de dualité sexuelle, ce serait dépassé, une vieillerie patriarcale.
Une invention, une illusion, une oppression. A faire disparaître.
Délivrez-nous du boulet biologique. 
 
Oui, mais à qui profiterait cette Grande Disparition ? A pas grand-monde.

Avec MeToo, se libérer ...des procédures juridiques démocratiques

 
 "Il existe pour chaque problème complexe une solution simple, directe et fausse" (H.L. Mencken)
 
Longtemps, j'ai hésité.
A aborder ce sujet sensible : la parole libérée des victimes de violences sexuelles, confrontée au respect de la présomption d'innocence. A soulever cette question complexe : la vague MeToo à l'assaut des piliers de l'Etat de droit.
 
Puis j'ai cessé de tergiverser. Le présent blog n'est pas supposé éviter les sujets sensibles et complexes. Au contraire.
 
A l'origine, la "vague" MeToo est limpide.
Elle a libéré la parole des victimes d'agressions sexuelles (soyons précis : la parole des femmes), favorisé la prise de conscience collective de l'ampleur de ces agressions, donné le courage à de nombreuses personnes de sortir du silence autour des abus sexuels, de se battre contre les harcèlements.
C'est indéniable, la cause est juste, les questions soulevées sérieuses. 

Et les réponses ?
Plongeons dans le monde selon MeToo, d'où jaillit le progrès puissance mille, naît une aube radieuse, surgit une nouvelle ère.
Dans les médias, sur les réseaux sociaux, les accusations publiques fusent, les hommes puissants chutent, les applaudissements crépitent.
En route pour la révolution féministe !
Un bienfait universel, pur cristal.

Comment ne pas s'émerveiller, ne pas se réjouir, ne pas se prosterner ?  
 
Il n'empêche, des rabat-joie gâchent l'ambiance :
Attention au tribunal médiatique ! Sauvons la présomption d'innocence ! Préservons l'Etat de droit, l'édifice démocratique, le système judiciaire !

La sororité, chance pour les femmes ou fumisterie sexiste ?

 La sororité, vous en avez entendu parler, et sans doute plus d'une fois.
Dans le sillage de MeToo, elle bouscule la bonne vieille fraternité, occupe désormais le devant de la scène.
 
groupe de femmes

 
Faut-il s'en plaindre ?
A priori, la mise en avant de la sororité constitue une bonne nouvelle.
Oui, les femmes peuvent être solidaires entre elles.
Non, elles ne sont pas toujours des harpies prêtes à se "crêper le chignon". 
Stop aux caricatures.
 
La sororité a-t-elle pour autant vocation à sauver le monde ?
A exiger des femmes un devoir de vertu bienveillante ?
Stop aux caricatures. 

Woody Allen innocenté, mais coupable "MeToo" à vie

Woody Allen, vous connaissez ?
Bien sûr, il a réalisé des tas de films.
Bien sûr, c'est un pédophile, un sale pervers, tout le monde le sait.

Tout le monde le sait ?
Pourtant, de longue date, le supposé "pervers" a été innocenté au terme d'enquêtes approfondies menées par deux institutions indépendantes et officielles de deux Etats de son propre pays, les Etats-Unis.
Ce qui n'a pas empêché son propre pays, les Etats-Unis, de honnir, de bannir le réalisateur Woody Allen. Dehors, le pédophile.



 
Ahurissant ? Stupéfiant ?
Pas vraiment. Quelques ingrédients ont suffi.
Un battage médiatique assaisonné à la sauce MeToo additionnée de préjugés sexistes. 
Mélangez, c'est prêt.
Bon appétit. 
 
 

Le féminisme séparatiste, impasse rétrograde

Je ne sais pas pour vous.
Mais pour moi, le féminisme, c'est agir en faveur de relations aussi égalitaires, équitables, harmonieuses que possible, des femmes avec les hommes. Et vice-versa. 
Un boulot ardu, certes.

En revanche, pour certains (surtout certaines), le meilleur des mondes féministes, c'est sans les hommes.

Tout est bon dans le cochon, dit-on.
Mais tout est mauvais dans les porcs -  les hommes si vous préférez -, affirment les féministes séparatistes. Les relations hétérosexuelles ? Un enfer sexiste, pour les femmes.

Mesdames, faites le bon choix !
Pour votre salut et votre engagement féministe, réfugiez-vous dans le cocon des relations féminines !
 
Cet alléchant programme séparatiste détient-il la clé du paradis féministe ?
Ou bien, sous son habillage radical et révolutionnaire, dissimule-t-il un projet de société rétrograde ?

La vie des hommes, quantité négligeable ?

Vous venez de lire le titre de cet article.
Vous suffoquez d'indignation/ de stupéfaction/d'incompréhension.
Assez de pleurnicheries masculines ! La condition des femmes est pire ! Violences ! Patriarcat ! Oppression ! Etc.
 
Respirez à fond. 
Bien sûr, les femmes souffrent et subissent d'intolérables et nombreuses oppressions, dont il est indispensable de se préoccuper.
Qui songe à nier cette évidence ? Peu de monde, tant mieux.
 
Ce qui n'empêche pas ce constat : les premières victimes  de violences physiques, morts violentes sont souvent des hommes.
Celles que subissent les femmes concentrent pourtant attention, émotion, réactions. 
 
Pourquoi la vie des hommes semble-t-elle peser moins lourd ? Leurs souffrances être moins graves ?
Ce phénomène - à première vue - bienveillant pour les femmes peut s'expliquer par des facteurs divers mais réunis par un point commun : des réflexes sexistes et bien peu féministes. 

Suicides des hommes : le grand silence

Un matin, à l'heure du petit déjeuner, j'écoutais la radio.
Journal, succession des nouvelles, présentation d'un nouveau sujet : les taux de suicides en 2019. 
Les hommes trois fois plus nombreux que les femmes à mettre fin à leurs jours. 
J'ai lâché ma tartine.
Trois fois plus nombreux.
Le saviez-vous ?
Pas moi. Créatrice d'un blog consacré à débusquer les idées reçues sur les hommes et les femmes.
J'étais mortifiée.

J'ai creusé la question. 
Simple, la réponse.
Les mecs se suicident en nombre, mais personne - ou pas grand-monde - ne le sait, ou ne veut le savoir.
Ce qui contribue à entretenir la grande forme des clichés sur la masculinité (et la féminité). Ils vont très bien, merci pour eux.

 

Ecriture inclusive, machine à exclure

A quoi sert l'écriture inclusive ?

A sauver le monde, ou presque. 
Plus précisément à : 
contribuer à l'égalité hommes-femmes (oups, femmes-hommes), rééquilibrer la représentation des femmes, rétablir la parité dans l'écriture, la place du féminin dans la langue française etc.

Vaste et beau programme, reluisant de bonnes intentions.  
Comme l'enfer.

Aïe. A ce stade, vous voyez venir les critiques acerbes.
Vous avez raison.
Autant le préciser immédiatement, les récriminations se concentreront sur le procédé du point dit médian (ou point milieu), efficace machine à exclure.

Dénommer les meurtres conjugaux "féminicides", un faux progrès


Ne parlez plus de meurtre conjugal ! Et surtout pas de drame familial !
Dites : "féminicide"!
Botte secrète, incantation salvatrice, arme ultime.
De combat contre les meurtres de femmes par leur conjoint, de lutte contre les violences faites aux femmes.
Beau programme.

Sauf que la belle idée pourrait bien constituer un faux progrès, entaché de vrais problèmes.
Sa définition fumeuse, son utilité douteuse, sans parler de ses effets négatifs, y compris pour...les femmes.


Violences intrafamiliales, ou l'assimilation des femmes aux enfants

Violences dites intrafamiliales, ou familiales, ou domestiques : à intervalles réguliers, elles reviennent dans l'actualité.
Cette triste réalité est supposée concerner adultes et enfants.
"Adultes" : la catégorie devrait être inclusive, englober hommes ou femmes, maltraitants ou maltraités.

Les discours dominants autour des violences familiales nous serinent une autre chanson.
Des couplets sur les " femmes et enfants" maltraités. Les membres de la famille faibles, dominés.
Devinez l'identité des maltraitants ? Des adultes, du seul genre masculin, bien sûr.
Les membres de la famille forts et dominateurs, bien sûr.

Sauf que cette présentation n'est pas seulement simple.
Elle est surtout simpliste, surtout inexacte. Et sexiste.


Pédophilie/inceste : la récupération "féministe"

Le problème de la pédophilie revient à intervalles réguliers sous les projecteurs médiatiques.
A l'occasion, par exemple, d'un nouveau scandale dans tel ou tel milieu professionnel, d'un procès, d'un film, de la parution d'un livre de témoignage..

Il est nécessaire de briser l'omerta sur ce type d'agressions sexuelles, sans oublier le sujet - distinct mais voisin - de l'inceste. Il importe de protéger les enfants.

Mais trop souvent, cette indispensable lutte contre les violences faites aux enfants subit une annexion par le thème de la domination masculine sur les femmes,.
Une récupération "féministe" qui oublie sans vergogne qu'il s'agit d'abus commis par des adultes à l'encontre d'enfants des deux sexes.


Lieux d'accueil pour hommes battus...à l'étranger



Dans de précédents articles, je me suis risquée à mettre les pieds dans le plat :
(Presque) tout le monde confond violences conjugales et violences faites aux femmes. Et (presque) tout le monde se trompe.
Ou s'en fiche. Ou ne veut pas savoir.
Il n'empêche : environ un quart des victimes de ces violences (psychologiques/physiques) sont masculines.
Ce n'est pas moi qui le dit.
Mais des grosses machines officielles genre INSEE ou Observatoire National de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Sans oublier le Haut Conseil à l'égalité hommes-femmes...

Un quart, ce n'est pas une minorité négligeable.
Mais négligée.
Des lieux d'accueil, de consultation ? Des refuges ? Où donc ?


Lieux d'accueil pour les victimes masculines de violences conjugales: le grand désert français...

 


En matière de violences conjugales, dans notre pays, des structures d'hébergements prennent en charge des hommes. Par exemple à Arras, Besançon, Rennes, Rouen.
A qui s'adressent ces dispositifs ? Aux auteurs de violence conjugale. Aux hommes agresseurs.
Ces centres sont d'ailleurs efficaces et nécessaires, en particulier pour prévenir les récidives. Les pouvoirs publics envisagent leur développement.

Et les hommes victimes ?
Ne vous fatiguez pas à chercher des dispositifs pour leur accueil en France.
Vous pouvez arpenter les moteurs de recherche de long en large, de bas en haut, en commençant par le plus célèbre d'entre eux.
Rien A Signaler.

"Penser la violence des femmes" : un livre contre les stéréotypes


"Penser la violence des femmes" :

Titre d'un ouvrage collectif et interdisciplinaire (histoire, sociologie, littérature, anthropologie...) réalisé sous la direction de Caroline Cardi et Geneviève Pruvost, sociologues, universitaires, chercheuses (éditions La Découverte, 2012, 2017).


extranet editis




La violence de qui ? Des femmes ? Impensable !

Dès la préface, l'ouvrage constate cet "étonnement qui saisit le monde à l'annonce de toute violence exercée par le sexe féminin" (p.11).
Et nous invite, précisément, à y "penser" :
Pour "considérer les femmes hors de la cage de la domination", les "voir comme actrices volontaires de leur destin, fût-il violent" (p. 10).
Pour envisager autrement la différence des sexes, sortir des "catégories binaires", s'interroger sur "la reproduction de stéréotypes sur la violence" (p. 16).


Hommes battus par de faibles femmes : une histoire drôle


Chut !
Silence sur les hommes victimes de violences conjugales !
Ces histoires de gars malmenés par leur femme, c'est de la blague !
ILS PEUVENT SE DEFENDRE !

Le bel argument massue !



Vous imaginez un homme, un "vrai", se laisser emm... par la petite chose fragile qui lui sert de conjointe ?
Préjugés et autres idées préconçues dégainent une réponse toute prête : "Laissez-moi rire. Bien sûr que non !"
On ne va tout de même pas s'embarrasser des statistiques qui révèlent que les hommes, certes moins nombreux, sont loin d'être épargnés.

Puisque nous en sommes aux histoires drôles, faisons entrer en scène une humoriste, j'ai nommé Muriel Robin.
Madame Robin a déclaré la guerre aux violences conjugales. Bravo à elle.
Mais ne lui parlez pas d'hommes victimes. Quelle absurdité !
Ecoutons notre humoriste :
 Un homme violenté par sa femme peut à un moment lui dire "tu arrêtes"
"C'est une histoire de muscles" "Un homme est plus fort qu'une femme, point."

A en croire les préjugés et Muriel Robin, la force physique masculine règle le cas des victimes masculines de violences conjugales :
Ces victimes-là méritent mépris, moqueries, déni.

Ce qui revient à :
- inciter les hommes à user de leur force physique à l'encontre de leur compagne,
- renforcer les stéréotypes sexistes,
- méconnaître les facteurs qui neutralisent la donnée de la force physique dans les violences conjugales subies par les victimes masculines.


Violences conjugales : bonnes et mauvaises victimes (2)


Petit rappel (cf. première partie de l'article) : les hommes représentent environ un quart des victimes de violences conjugales.
D'où vient cette estimation ?
Pas de mon imagination enfiévrée.
Ni de vociférations de misogynes éructant leur haine des femmes, la bave aux lèvres.
Mais de chiffres émanant de diverses institutions officielles, incluant ...le Haut Conseil à l'égalité hommes-femmes.

Pourtant, discours politiques et médiatiques, actions de prévention, indignations et autres manifestations assimilent violences conjugales aux violences - certes majoritaires - faites aux femmes (par les hommes).
Les autres catégories de victimes ? Disparues, comme dévorées par un trou noir.









Aucun redoutable phénomène cosmique n'est cependant coupable de cet effacement.
Le tour de passe-passe s'explique par des raisons aussi humaines que multiples.

Et ses effets se révèlent nocifs pour tout le monde.

Violences conjugales : bonnes et mauvaises victimes (1)

Si l'on vous parle de violences conjugales, à quoi pensez-vous ?
Enfin, c'est évident !
A un sale type qui s'en prend à sa femme !




Ce n'est pas faux. Et même souvent exact.
Mais pas tout le temps. Pas toujours.
A bas les évidences.


Violences conjugales et violences faites aux femmes (par des hommes) : la fusion-absorption


 - En la matière, les pouvoirs publics donnent le ton, haut et fort :