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Le saviez-vous ? Les femmes n'existent pas (les hommes non plus)

  Au Commencement, était une humanité partagée entre hommes et femmes. Ou, si vous préférez, entre femmes et hommes. Bref, en deux sexes. Br...

Le saviez-vous ? Les femmes n'existent pas (les hommes non plus)

 
Au Commencement, était une humanité partagée entre hommes et femmes.
Ou, si vous préférez, entre femmes et hommes.
Bref, en deux sexes.
Bref, en duo bio à l'origine du monde.
Autour duquel se construisaient les genres, dans leurs infinies variations, leur grande diversité.
 
Et aux Temps Présents ? 
Toutes ces histoires de dualité sexuelle, ce serait dépassé, une vieillerie patriarcale.
Une invention, une illusion, une oppression. A faire disparaître.
Délivrez-nous du boulet biologique. 
 
Oui, mais à qui profiterait cette Grande Disparition ? A pas grand-monde.

Avec MeToo, se libérer ...des procédures juridiques démocratiques

 
 "Il existe pour chaque problème complexe une solution simple, directe et fausse" (H.L. Mencken)
 
Longtemps, j'ai hésité.
A aborder ce sujet sensible : la parole libérée des victimes de violences sexuelles, confrontée au respect de la présomption d'innocence. A soulever cette question complexe : la vague MeToo à l'assaut des piliers de l'Etat de droit.
 
Puis j'ai cessé de tergiverser. Le présent blog n'est pas supposé éviter les sujets sensibles et complexes. Au contraire.
 
A l'origine, la "vague" MeToo est limpide.
Elle a libéré la parole des victimes d'agressions sexuelles (soyons précis : la parole des femmes), favorisé la prise de conscience collective de l'ampleur de ces agressions, donné le courage à de nombreuses personnes de sortir du silence autour des abus sexuels, de se battre contre les harcèlements.
C'est indéniable, la cause est juste, les questions soulevées sérieuses. 

Et les réponses ?
Plongeons dans le monde selon MeToo, d'où jaillit le progrès puissance mille, naît une aube radieuse, surgit une nouvelle ère.
Dans les médias, sur les réseaux sociaux, les accusations publiques fusent, les hommes puissants chutent, les applaudissements crépitent.
En route pour la révolution féministe !
Un bienfait universel, pur cristal.

Comment ne pas s'émerveiller, ne pas se réjouir, ne pas se prosterner ?  
 
Il n'empêche, des rabat-joie gâchent l'ambiance :
Attention au tribunal médiatique ! Sauvons la présomption d'innocence ! Préservons l'Etat de droit, l'édifice démocratique, le système judiciaire !

La sororité, chance pour les femmes ou fumisterie sexiste ?

 La sororité, vous en avez entendu parler, et sans doute plus d'une fois.
Dans le sillage de MeToo, elle bouscule la bonne vieille fraternité, occupe désormais le devant de la scène.
 
groupe de femmes

 
Faut-il s'en plaindre ?
A priori, la mise en avant de la sororité constitue une bonne nouvelle.
Oui, les femmes peuvent être solidaires entre elles.
Non, elles ne sont pas toujours des harpies prêtes à se "crêper le chignon". 
Stop aux caricatures.
 
La sororité a-t-elle pour autant vocation à sauver le monde ?
A exiger des femmes un devoir de vertu bienveillante ?
Stop aux caricatures. 

Woody Allen innocenté, mais coupable "MeToo" à vie

Woody Allen, vous connaissez ?
Bien sûr, il a réalisé des tas de films.
Bien sûr, c'est un pédophile, un sale pervers, tout le monde le sait.

Tout le monde le sait ?
Pourtant, de longue date, le supposé "pervers" a été innocenté au terme d'enquêtes approfondies menées par deux institutions indépendantes et officielles de deux Etats de son propre pays, les Etats-Unis.
Ce qui n'a pas empêché son propre pays, les Etats-Unis, de honnir, de bannir le réalisateur Woody Allen. Dehors, le pédophile.



 
Ahurissant ? Stupéfiant ?
Pas vraiment. Quelques ingrédients ont suffi.
Un battage médiatique assaisonné à la sauce MeToo additionnée de préjugés sexistes. 
Mélangez, c'est prêt.
Bon appétit. 
 
 

Le féminisme séparatiste, impasse rétrograde

Je ne sais pas pour vous.
Mais pour moi, le féminisme, c'est agir en faveur de relations aussi égalitaires, équitables, harmonieuses que possible, des femmes avec les hommes. Et vice-versa. 
Un boulot ardu, certes.

En revanche, pour certains (surtout certaines), le meilleur des mondes féministes, c'est sans les hommes.

Tout est bon dans le cochon, dit-on.
Mais tout est mauvais dans les porcs -  les hommes si vous préférez -, affirment les féministes séparatistes. Les relations hétérosexuelles ? Un enfer sexiste, pour les femmes.

Mesdames, faites le bon choix !
Pour votre salut et votre engagement féministe, réfugiez-vous dans le cocon des relations féminines !
 
Cet alléchant programme séparatiste détient-il la clé du paradis féministe ?
Ou bien, sous son habillage radical et révolutionnaire, dissimule-t-il un projet de société rétrograde ?

La vie des hommes, quantité négligeable ?

Vous venez de lire le titre de cet article.
Vous suffoquez d'indignation/ de stupéfaction/d'incompréhension.
Assez de pleurnicheries masculines ! La condition des femmes est pire ! Violences ! Patriarcat ! Oppression ! Etc.
 
Respirez à fond. 
Bien sûr, les femmes souffrent et subissent d'intolérables et nombreuses oppressions, dont il est indispensable de se préoccuper.
Qui songe à nier cette évidence ? Peu de monde, tant mieux.
 
Ce qui n'empêche pas ce constat : les premières victimes  de violences physiques, morts violentes sont souvent des hommes.
Celles que subissent les femmes concentrent pourtant attention, émotion, réactions. 
 
Pourquoi la vie des hommes semble-t-elle peser moins lourd ? Leurs souffrances être moins graves ?
Ce phénomène - à première vue - bienveillant pour les femmes peut s'expliquer par des facteurs divers mais réunis par un point commun : des réflexes sexistes et bien peu féministes. 

Suicides des hommes : le grand silence

Un matin, à l'heure du petit déjeuner, j'écoutais la radio.
Journal, succession des nouvelles, présentation d'un nouveau sujet : les taux de suicides en 2019. 
Les hommes trois fois plus nombreux que les femmes à mettre fin à leurs jours. 
J'ai lâché ma tartine.
Trois fois plus nombreux.
Le saviez-vous ?
Pas moi. Créatrice d'un blog consacré à débusquer les idées reçues sur les hommes et les femmes.
J'étais mortifiée.

J'ai creusé la question. 
Simple, la réponse.
Les mecs se suicident en nombre, mais personne - ou pas grand-monde - ne le sait, ou ne veut le savoir.
Ce qui contribue à entretenir la grande forme des clichés sur la masculinité (et la féminité). Ils vont très bien, merci pour eux.