Article mis en avant
Affaire Jonathann Daval : touche pas à mon féminicide !
L'affaire Daval, ou affaire Alexia Daval, ou affaire Jonathann Daval : un meurtre conjugal à (très) haute teneur médiatique. Il étai...
#MeToo et la parole libérée : les victimes masculines muselées
La pause estivale s'achève.
Il est temps de plonger dans la vague #metoo !
Que dis-je, le "tsunami", le raz-de-marée !
Une tempête qui a provoqué une "rupture historique majeure", une "rupture sociétale", un "événement historique"
Et j'en passe.
Vous n'habitez probablement pas sur Mars, ni dans un caisson hermétique.
Vous savez donc que cette déferlante #metoo a contribué à libérer la parole des femmes victimes de divers abus sexuels.
Voilà un effet positif.
Doublé d'un effet collatéral :
Verrouiller la parole des victimes masculines, à double tour.
On peut estimer cela formidable. Ou pas.
nouveaux papas et vieux clichés
En général, durant cette parenthèse estivale, je lis la presse régionale.
Nouvelles locales, information, détente.
Une fin de semaine, j'attaque "Femina", l'un des suppléments week-end de "Nice-Matin" (quotidien diffusé dans les Alpes-Maritimes).
En couverture, un article m'accroche l'oeil : "Ces pères qui réinventent leur rôle". Dans les pages intérieures, le titre devient "Les nouveaux papas ne sont pas des mamans bis".
On n'en finit plus de découvrir des "nouveaux papas", mais je lis tout de même pour découvrir ce que ceux-là ont dans le ventre.
J'émerge de ma lecture pour le moins crispée, irritée. Adieu la détente !
Pourtant, au début, cela commençait bien. Ou pas trop mal.
#metoo bientôt
Comment éviter de parler de #metoo dans un blog sur les relations femmes-hommes et les évolutions du féminisme ?
Je ne vais pas éviter !
Après une petite pause estivale, je me permettrai de mettre mon grain de sel sur la question !
Tu seras infirmière, mon fils
De nombreuses professions longtemps déclinées au masculin prennent du galon, je veux dire du féminin.
Réjouissance (presque) générale.
Pendant ce temps, d'autres noms de métiers égarent leur masculin.
Indifférence générale.
Les noms de métiers au féminin, l'égalité entre les sexes progresse
Fin février 2019, l'Académie française a donné son feu vert !
"Pas trop tôt", ont ironisé certains (et certaines, bien sûr, où avais-je la tête...).
La vénérable institution ayant validé la féminisation des noms de métiers et professions, nous obtiendrons par exemple :
Artisane, croupière, maçonne, carreleuse, vigneronne, plombière, mécanicienne, professeure.
En douceur et sans autoritarisme, les modifications s'appuieront sur usages et pratiques.
Enfin, nous allons revenir à une évolution naturelle de la langue,
Passer du XIXe au XXIe siècle,
Lutter contre les discriminations,
Nous adapter à l'arrivée des femmes dans des professions autrefois masculines,
Ouvrir la société aux questions d'égalité dans la langue française.
En voilà un grand bol d'air, un beau programme.
Rappelez-vous, le monde du travail est un monde pour les hommes et pour les femmes
Je suis bien d'accord.
C'est pourquoi je m'interroge.
Où sont passés les infirmiers ?
Remède miracle pour les soins médicaux
Vous avez peut-être entendu parler de Martin Winckler ?
Médecin, écrivain, féministe.
Pour ma part, je l'ai découvert grâce à deux livres qu'il a écrits pas mal d'années auparavant sur les séries télé.
Beaux titres - "Les miroirs de la vie" et "Les miroirs obscurs" - et bons livres !
Le sujet n'était pas encore à la mode.
Martin Winckler était un précurseur.
Mordue de (bonnes) séries, je l'ai estimé pour cela.
Ensuite, il a continué d'écrire, sur le système de santé français, le milieu hospitalier. Romans ou essais, encensés par la critique, appréciés par le public.
Je n'ai pas lu ces ouvrages. Sans doute une névrose personnelle sur les fictions médicales, je n'ai JAMAIS regardé "Urgences" ni "Docteur House". Je devrais peut-être consulter...
Ce qui ne m'a pas empêchée de suivre l'actualité littéraire de Martin Winckler.
De m'intéresser à son approche critique du système de soins médicaux, son attention particulière aux femmes.
Tout allait bien.
Jusqu'à la sortie, en mars dernier, de son dernier roman en date : "L'école des soignantes".
Allons à l'écologie maternelle
Le combat pour l'écologie et la guerre des sexes ?
Je n'avais jamais fait le lien.
Et puis un beau matin, j'ai entendu à la radio Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie.
Elle a affirmé que les femmes seraient
"au premier rang" sur la protection de l'environnement.L'information m'a intéressée. Elle méritait explication, Mme Rivasi nous a fourni la sienne
"C'est peut-être lié à la vie, les femmes ont toujours défendu la vie, plutôt que les profits"
J'avoue avoir tiqué.
La bonne vieille barrière entre les deux sexes.
D'un côté, les femmes, créatures tout de lumière, dédiées à la vie et au don de soi.
Et de l'autre, à votre avis ?
Les hommes bien sûr, ces êtres à tendance nuisible "toujours" assoiffés de sang et d'argent.
Une petite précision tout de même.
Avec son affirmation péremptoire, Mme Rivasi se contente d'être la digne héritière d'une très ancienne tradition : opposer les "natures" féminines et masculines.
Qui a permis de longue date d'exalter une prétendue supériorité masculine.
Ou au contraire, plus récemment, les vertus de la féminité maternelle, pacifique, altruiste.
MAJ : dans le même ordre d'idées, Sandrine Rousseau (députée Europe Ecologie- les Verts) théorise sur "l'androcène", imputant la crise écologique au patriarcat et aux hommes.
En réalité, glorifier les supposées qualités féminines éternelles ne sert peut-être pas...les femmes.
Ni l'écologie.
égalité hommes-femmes : parité professionnelle à sens unique
Pourquoi pas faire du vélo sans bicyclette ?
La parité, c'est donc incontournable.
Surtout que "les filles et les garçons sont aussi compétents dans tous les domaines"
Comment s'y prendre ?
N'y allons pas par quatre chemins.
Cassons "les clichés, les préjugés",
Pulvérisons "les stéréotypes de genre liés aux métiers", favorisons "la mixité",
Bataillons pour une représentation "équilibrée" des hommes et des femmes (des femmes et des hommes, d'accord).
C'est parti, tout le monde en route vers la parité !
Oui mais...à sens unique.
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" Le silence est l'arme des bourreaux " (Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix) Viols comme arme de guerre, violences ...
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