Article mis en avant

Affaire Jonathann Daval : touche pas à mon féminicide !

    L'affaire Daval, ou affaire Alexia Daval, ou affaire Jonathann Daval : un meurtre conjugal à (très) haute teneur médiatique. Il étai...

Violences conjugales : bonnes et mauvaises victimes (2)


Petit rappel (cf. première partie de l'article) : les hommes représentent environ un quart des victimes de violences conjugales.
D'où vient cette estimation ?
Pas de mon imagination enfiévrée.
Ni de vociférations de misogynes éructant leur haine des femmes, la bave aux lèvres.
Mais de chiffres émanant de diverses institutions officielles, incluant ...le Haut Conseil à l'égalité hommes-femmes.

Pourtant, discours politiques et médiatiques, actions de prévention, indignations et autres manifestations assimilent violences conjugales aux violences - certes majoritaires - faites aux femmes (par les hommes).
Les autres catégories de victimes ? Disparues, comme dévorées par un trou noir.









Aucun redoutable phénomène cosmique n'est cependant coupable de cet effacement.
Le tour de passe-passe s'explique par des raisons aussi humaines que multiples.

Et ses effets se révèlent nocifs pour tout le monde.

Violences conjugales : bonnes et mauvaises victimes (1)

Si l'on vous parle de violences conjugales, à quoi pensez-vous ?
Enfin, c'est évident !
A un sale type qui s'en prend à sa femme !




Ce n'est pas faux. Et même souvent exact.
Mais pas tout le temps. Pas toujours.
A bas les évidences.


Violences conjugales et violences faites aux femmes (par des hommes) : la fusion-absorption


 - En la matière, les pouvoirs publics donnent le ton, haut et fort :


#MeToo et la parole libérée : les victimes masculines muselées


La pause estivale s'achève.
Il est temps de plonger dans la vague #metoo !








Que dis-je, le "tsunami", le raz-de-marée !
Une tempête qui a provoqué une "rupture historique majeure", une "rupture sociétale", un "événement historique"
Et j'en passe.
Vous n'habitez probablement pas sur Mars, ni dans un caisson hermétique.
Vous savez donc que cette déferlante #metoo a contribué à libérer la parole des femmes victimes de divers abus sexuels.
Voilà un effet positif.

Doublé d'un effet collatéral :
Verrouiller la parole des victimes masculines, à double tour.
On peut estimer cela formidable. Ou pas.


nouveaux papas et vieux clichés

Cet été, j'ai passé la majeure partie de mes vacances dans le sud de la France (je sais, c'est d'une folle originalité).
En général, durant cette parenthèse estivale, je lis la presse régionale.
Nouvelles locales, information, détente.

Une fin de semaine, j'attaque "Femina", l'un des suppléments week-end de "Nice-Matin" (quotidien diffusé dans les Alpes-Maritimes).
En couverture, un article m'accroche l'oeil : "Ces pères qui réinventent leur rôle". Dans les pages intérieures, le titre devient "Les nouveaux papas ne sont pas des mamans bis".
On n'en finit plus de découvrir des "nouveaux papas", mais je lis tout de même pour découvrir ce que ceux-là ont dans le ventre.
J'émerge de ma lecture pour le moins crispée, irritée. Adieu la détente !


Pourtant, au début, cela commençait bien. Ou pas trop mal.

#metoo bientôt


Comment éviter de parler de #metoo dans un blog sur les relations femmes-hommes et les évolutions du féminisme ?

Je ne vais pas éviter !



Après une petite pause estivale, je me permettrai de mettre mon grain de sel sur la question !



Tu seras infirmière, mon fils

Féminiser les noms de métiers est à l'ordre du jour.
De nombreuses professions longtemps déclinées au masculin prennent du galon, je veux dire du féminin.
Réjouissance (presque) générale.

Pendant ce temps, d'autres noms de métiers égarent leur masculin. 
Indifférence générale.


  Les noms de métiers au féminin, l'égalité entre les sexes progresse

 

Fin février 2019, l'Académie française a donné son feu vert !
"Pas trop tôt",  ont ironisé certains (et certaines, bien sûr, où avais-je la tête...).
La vénérable institution ayant validé la féminisation des noms de métiers et professions, nous obtiendrons par exemple :
Artisane, croupière, maçonne, carreleuse, vigneronne,  plombière, mécanicienne, professeure.
En douceur et sans autoritarisme, les modifications s'appuieront sur usages et pratiques.

Enfin, nous allons  revenir à une évolution naturelle de la langue,
Passer du XIXe au XXIe siècle,
Lutter contre les discriminations,
Nous adapter à l'arrivée des femmes dans des professions autrefois masculines,
Ouvrir la société aux questions d'égalité dans la langue française.

En voilà un grand bol d'air, un beau programme.
Rappelez-vous, le monde du travail est un monde pour les hommes et pour les femmes

Je suis bien d'accord.
C'est pourquoi je m'interroge.
Où sont passés les infirmiers ?


Remède miracle pour les soins médicaux


 Vous avez peut-être entendu parler de Martin Winckler ?
 Médecin, écrivain, féministe.

Pour ma part, je l'ai découvert  grâce à deux livres qu'il a écrits pas mal d'années auparavant sur les séries télé.
Beaux titres - "Les miroirs de la vie" et "Les miroirs obscurs" - et bons livres !
Le sujet n'était pas encore à la mode.
Martin Winckler était un précurseur.
Mordue de (bonnes) séries, je l'ai estimé pour cela.

Ensuite, il a continué d'écrire, sur le système de santé français, le milieu hospitalier. Romans ou essais, encensés par la critique, appréciés par le public.

Je n'ai pas lu ces ouvrages. Sans doute une névrose personnelle sur les fictions médicales, je n'ai JAMAIS regardé "Urgences" ni "Docteur House". Je devrais peut-être consulter...

Ce qui ne m'a pas empêchée de suivre l'actualité littéraire de Martin Winckler.
De m'intéresser à son approche critique du système de soins médicaux, son attention particulière aux femmes.

Tout allait bien.
Jusqu'à la sortie, en mars dernier, de son dernier roman en date : "L'école des soignantes".